Rencontre avec Lionel Baraban

Nous avons échangé avec Lionel Baraban,
CEO Famoco

Membre du Conseil d’Administration et Trésorier de l’Acsel, élu fin 2020

 

 

 

 

  • Lionel, peux-tu revenir en quelques phrases sur ton parcours 

Mon aventure entrepreneuriale en France a débuté en 1992 où j’ai créé plusieurs start-ups à succès. J’ai ensuite été appelé pour diriger un incubateur technologique en Israël de 1995 à 1998. Puis en 1998, j’ai fondé Entopia, leader dans l’analyse sémantique. J’ai présidé cette entreprise depuis la Silicon Valley jusqu’en 2006. Après la France, l’Israël et les Etats Unis, j’ai tenté l’aventure chinoise où j’ai rejoint Nicolas Berbigier qui développait Xanadu, un acteur important du voyage en ligne. C’est en 2010 qu’ensemble, nous avons décidé de fonder Famoco dont je suis aujourd’hui le CEO et Nicolas le Président.

Passionné par l’idée de transformer le monde, nous avons cette envie de révolutionner le monde de la transaction. Aujourd’hui ce qui nous tient à cœur c’est d’aider les entreprises à déployer leurs solutions mobiles tout en sécurisant leurs environnements professionnels.

 

  • Pourquoi as-tu décidé de t’investir au sein de l’Acsel ?

L’Acsel est une association très active qui s’inscrit comme un levier qualifié grâce à son large réseau de professionnels. S’imposant comme une communauté experte dans le domaine de la transformation numérique, Acsel partage les mêmes défis que les nôtres.

Nous avons un défi primordial qui est la protection des données professionnelles. Les professionnels s’équipent avec de plus en plus d’outils connectés, augmentant ainsi le risque de fuite des données qui peuvent les pénaliser ou donner l’opportunité à un tiers de réaliser des revenus sur leurs données. Nous souhaitons porter ce message au sein de l’Acsel, échanger avec les adhérents et construire collectivement autour de cette idée.

 

  • Quels sont les grands changements que vous voyez arriver dans le domaine du paiement ?

La crise sanitaire nous a montrés que l’adoption d’un nouvel usage de paiement peut s’effectuer très rapidement. En Europe, depuis le début de la crise, 65% des consommateurs préfèrent le paiement sans contact à leurs habitudes de paiement antérieures. Et 80% des paiements de proximité Visa sont maintenant sans contact. On ne parle que de l’Europe où l’on retrouve aussi l’essor du paiement QR code.

Lorsqu’on traverse la mer méditerranée, c’est un bouleversement radical qui s’opère avec une démultiplication des moyens de paiement: le QR code, la mobile money, le sans contact, les paiements biométriques, les multiples schémas locaux, les crypto-monnaies, et enfin les CBDC (central bank digital currency) qui arrivent ! Des pays comme le Ghana ou la RDC par exemple, s’affranchissent des géants du paiement Mastercard & Visa en mettant en place leurs propres schémas de paiement basés sur EMV Pure.

Les défis de demain seront autour de l’interopérabilité de ces solutions et de la multiplicité des points d’encaissements. Une solution de paiement n’existe que si elle est largement acceptée.

Enfin, dans ce monde nouveau où l’on paye avec son doigt (empreinte digitale), son  œil (scan d’iris), sa voix (reconnaissance vocale), son visage (reconnaissance faciale), d’une carte ou d’un sms, la question de la souveraineté des données et son empreinte digitale va devenir cruciale. On parle déjà de la Chine comme l’Arabie Saoudite de la donnée. L’empreinte numérique est le nouvel or noir.

Nous souhaitons accompagner les professionnels dans cette transformation, les équiper des bons outils pour accepter tous les paiements et assurer un niveau de sécurité et de confidentialité élevé.